5G : les fréquences radioélectriques allouées aux services de la météo menacées

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5G : les fréquences radioélectriques allouées au service de la météo menacées

Face à la concurrence croissante pour l’attribution de bandes de fréquence liées notamment à la téléphonie mobile de 5G, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a appelé jeudi les gouvernements à protéger les fréquences radioélectriques allouées aux services d’observation de la Terre qui sont indispensables aux prévisions météorologiques et à la surveillance du changement climatique sur le long terme.

« L’OMM ne cherche évidemment pas à s’opposer au lancement de nouvelles technologies de télécommunication telles que la 5G, mais nous craignons que celles-ci n’empiètent sur les fréquences utilisées pour des activités qui permettent de sauver des vies, comme la prévision du temps », a déclaré Éric Allaix, Président du Groupe directeur pour la coordination des fréquences radioélectriques relevant de l’OMM.

Selon l’OMM, il s’agit de trouver le juste équilibre entre les intérêts commerciaux et technologiques à court terme et les impératifs à long terme en matière de bien-être et de sécurité des populations, qui reposent sur les données recueillies par les satellites d’observation de la Terre, les radiosondes, les aéronefs, les radars et autres systèmes d’observation.

Au cours des dernières décennies, la diffusion opportune d’alertes météorologiques a permis de réduire considérablement les pertes en vies humaines. Or cette évolution positive découle directement de l’utilisation des radiofréquences pour la télédétection, les données obtenues venant alimenter les systèmes de prévision numérique du temps.

Le spectre radioélectrique est toutefois soumis à des pressions croissantes liées aux technologies sans fil et à d’autres applications, notamment les télécommunications mobiles internationales (IMT), qui font appel à de nouvelles technologies telles que la 5G.

La bande de fréquences concernées est la bande 23,6–24 GHz pour les observations satellitaires, adjacente à la bande 24,25–27,5 GHz pour la 5G.

L’OMM et l’UIT collaborent étroitement depuis de nombreuses années pour protéger ces fréquences radioélectriques particulières via le Règlement des radiocommunications de l’UIT, mais il appartient à leurs membres de prendre acte des études scientifiques et d’assurer une protection adéquate et durable de ces radiofréquences.

Le congrès mondial de la météo a exprimé à travers une résolution sa préoccupation devant cette menace. Il a toute fois demandé à l’UIT de prendre les dispositions pour garantir la disponibilité et la protection des ces bandes de fréquences radioélectriques.

L’UIT a déjà inscrit cette question dans l’agenda de la Conférence mondiale des radiocommunications, (CMR-19), prévue à Charm el-Cheikh, Égypte, du 28 octobre-22 novembre 2019.

Toutes fois l’OMM craint que les effets des décisions prises lors de cette conférence  ne deviennent visibles que lorsqu’il sera trop tard pour revenir en arrière.

Source : uninfo

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