Les femmes leaders dans les secteurs des Tic et télécoms en Afrique

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Le partage de pouvoir et de responsabilité entre les hommes et les femmes  dans la gestion des affaires publiques, surtout dans le secteur des  télécommunications et des tic en afrique reste  encore  faible.  

Le développement de ce  secteur ces dernières décennies, caractérisé par une forte croissance du taux de pénétration a néanmoins  beaucoup contribué à rehausser la représentativité et l’accès des femmes  dans les postes de responsabilité en Afrique.

La réduction de cet écart constitue une vraie chance de croissance dans le monde numérique dans le continent. Elle est également nécessaire pour atteindre l’Objectif de développement durable N° 5 de l’ONU: «Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles».

En marge de la fête internationale des femmes, nous dressons une liste des femmes qui se sont fait distinguées dans le secteur des Télécommunications et des Tic en Afrique.

  1.  Cina Lawson 

Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po), et de Kennedy School of Government de Harvard, Cina Lawson a commencé sa carrière en tant que consultante et experte des télécoms à la Banque Mondiale à Washington, puis responsable de la stratégie et du développement de France Télécom à New York.

En mai 2010, elle a été nommée pour la première fois Ministre des Postes et des Télécommunications au Togo, ensuite reconduite dans ses fonctions le 24 janvier 2019

En mars 2012, elle a été désignée « Jeune leader mondial » par le Forum économique mondial de Davos, puis classée parmi les « 20 jeunes femmes les plus influentes en Afrique » selon le magazine Forbes à deux reprises (2012 et 2014).

En mai 2013, elle faisait parti parmi les « 25 femmes les plus influentes du business en Afrique » selon le journal Jeune Afrique.

En 2016, elle apparaît dans le classement des « 55 African Doers » de Tropics Magazine, auprès des personnalités qui font bouger le continent africain.

En janvier 2019, Cina Lawson remporte le Prix de l’Innovation aux Napoléons Awards. un réseau et média social professionnel, dédié aux acteurs de l’innovation.

  1. Houda-Imane Faraoun

Depuis le 15 mai 2015, elle occupe le poste de  ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication de la République d’Algérie.

Surnommée la « surdouée » par la presse Algérienne, elle est la plus jeune ministre du gouvernement Sellal, et l’une des plus jeunes personnalités de l’histoire de l’Algérie indépendante à accéder à des fonctions ministérielles.

Houda Imane Faraoun est bachelière à seize ans, diplômée en physique du solide à vingt-deux ans, doctorante en sciences de l’ingénieur à vingt-six ans, professeur de l’université de Tlemcen à trente-quatre ans et auteure de plusieurs publications scientifiques.

Malgré son jeune âge, Houda-Imane Faraoun est l’auteur de plus de quarante publications scientifiques de même, elle a présentée plusieurs communications au niveau national et à l’étranger. Membre du Comité de formation doctorale « Physique de la matière condensée », elle est également responsable de la spécialité et cheffe d’équipe de recherche « Métaux et alliage » relevant de l’unité de recherche rattachée à l’université Abou-Bakr-Belkaid.

En 2015, Houda-Imane Feraoun est nominée  9ème  dans le classement des femmes arabes membres de gouvernement les plus puissantes, selon le magazine Forbes (édition du Moyen-Orient). 

  1. Minette libom li likeng

Personnalité politique camerounaise, elle occupe depuis 2015, le poste de ministre des Postes et Télécommunications.

Elle obtient en 1982 sa licence analyse et politiques économiques et en 1984 un diplôme d’inspecteur des régies financières de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM).

Minette libom li likeng a été de 2008 à 2015 Directrice générale des douanes.

Dans le cadre du programme des Nations Unies sur  Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), Minette libom a reçue trois distinctions à savoir : Diplôme de l’OMD (Meilleur agent en 1988 ), Diplôme de l’OMD (Meilleure agent en matière d’éthique professionnelle en  2002 ), Médaille de l’OMD pour actions significatives pour le rayonnement de la douane au niveau mondial (2005).

  1. Isabel dos Santos

Femme d’affaires angolaise, fille de l’ancien président Angolais, José Eduardo dos Santos. Elle a étudiée le génie électrique  au King’s College de Londres.

Isabelle a occupée plusieurs postes de responsabilités avant de créer son propre entreprise en 1997. Pendant près de 20 ans , elle a élargi ses intérêts et effectuée des investissements dans de nombreuses entreprises en Angola et à l’ étrangers.

Depuis 2008, elle dispose plusieurs intérêts dans le domaine de la téléphonie mobile et fourniture de service d’internet ( Vidatel, Unitel, Compagnie de Téléphonie mobile T+ ), dans l’industrie énergétique, les médias et possède également des participations dans d’autres entreprises   en Angola et au Portugal.

En 2016, son père l’a nommée présidente de la Compagnie Pétrolière d’Etat Angolaise (SONANGOL), pour quitter en mars 2017 suite aux critiques pour nomination d’enfant du président à des postes clés.

Au mois de novembre 2015 elle a été distinguée par BBC 100 Women (des femmes qui se sont démarquées), Isabel dos Santos a été élu parmi les 100 femmes les plus influentes du monde. Selon le magazine  Forbes, sa fortune en 2017 s’élève à 3,2 milliards de dollars, ce qui fait d’elle la première femme africaine milliardaire en dollars, ainsi que la femme la plus riche d’Afrique.

Dans une interview au cours du New York Forum Africa (juin 2013 à Libreville, Gabon), Isabel  a déclarée que l’avenir des télécommunications en Afrique est au-delà des téléphones mobiles et devrait se concentrer sur la connectivité à haute capacité et grande bande large pour connecter le continent africain.

Ces dernières années, elle est sujette de plusieurs criques par les médias. La dernière en date est la bataille judiciaire qui l’oppose avec le géant des Télécoms brésilien Oi à propos d’ Unitel, dont elle est accusée avec d’autres actionnaires d’avoir retenu des dividendes depuis 2011.

  1. Elisabeth Medou Badang

Cheffe d’entreprise camerounaise, elle est depuis 14 février 2018, la directrice zone et porte-parole d’Orange pour la zone Moyen-Orient et Afrique. Elle a occupée du 2 décembre 2013 au 10 février 2018 le poste de directrice générale de l’entreprise de Télécommunications Orange Cameroun.

 Elisabeth Medou Badang a fait des études en finances et comptabilité sanctionnées par une Maîtrise obtenue à l’université de Paris XI et plus tard le Diplôme d’études Comptable Supérieur. Elle a enrichi ces études par des formations spécialisées en stratégie, en management et en commerce dans les écoles notamment  Cranfield School of Management, ESC Paris et l’EM Lyon.

Parmi ces distinctions, on peut citer : Chevalier de l’ordre national du mérite , Meilleur opérateur d’Afrique Australe et de l’Est aux Africa Telecom People (ATP) Award avec Orange Botswana (2013), Meilleure manager Télécom d’Afrique, ATP Award (2014), Empowering Women Rebranding Africa Award au Rebranding Africa Forum, Orange Cameroun Top en employer Afrique (2015 ), L’adoubement Ngondo, Adoubée par le Ngondo après 15 ans de partenariat avec Orange Cameroun (2016).

  1. Judith Yah Sunday Achidi

Depuis le 14 décembre 2018 Judith Yah Sunday Achidi est Directrice Générale de CAMTEL ( Société Camerounaise des Télécommunications), elle est titulaire d’une licence es sciences économiques obtenue en 1991 à l’Université de Québec (Canada), et d’un diplôme supérieur (DESS) dans le domaine de la banque, finances internationales obtenu à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) à Yaoundé (1994).

Elle prépare depuis 2015 une thèse de doctorat à l’Université de Yaoundé II sous le thème « Comité d’audit et efficacité des conseils d’administration des entreprises publiques en Afrique ».

Judith Sunday Achidi est par ailleurs vice-présidente pour l’Afrique centrale au sein de la Fédération africaine des instituts d’audit interne (AFIA en Tanzanie).

  1. Aminata Kane

A la tête d’Orange Sierra Leone depuis avril 2018, Aminata Kane est Diplômée de HEC Paris et un MBA de Massachusetts Institute of Technology (MIT), Etats-Unis. Elle était à la tête du département Marketing d’Orange Money avant d’occuper le poste de directrice Générale d’Orange Sierra Leone.

Aminata Kane est la petite- fille du Pr. Amadou Mactar MBOW, ancien patron de l’UNESCO.

  1. Frehiwot Tamiru

Depuis 26 juillet 2018, Frehiwot Tamiru est Directrice Générale d’Ethio Telecom Société de télécommunications Ethiopie.

Cheffe d’Entreprise (Directrice de Doxa IT Technology PLC), elle dispose une grande expérience dans le domaine des Télécommunications et des Tic. Elle était membre du Conseil d’Administration avant d’occuper le poste de directrice d’Ethio Telecom .

Tamiru est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’Open University (Royaume-Uni) et d’un diplôme en systèmes d’information de l’Université d’Addis-Abeba.

  1. Yolanda Zoleka Cuba 

Femme d’affaires Sud-Africaines très influente , Yolanda a successivement occupée les postes de PDG de Mvelaphanda Group, et directrice exécutive de South Africa Breweries ( filiale de SABMiller),   avant de devenir en 2016 PDG de Vodafone Ghana.

  1. Nadia Fassi Fehri

Depuis 16 juin 2015, elle est PDG de  Inwi Télécom, Maroc. Diplômée de l’École Polytechnique de Paris, puis à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, Nadia obtient en 2005 un MBA à l’ESCP (École supérieure de commerce de Paris).

Elle a été successivement Directrice de Développement de Management (filiale de l’ONA) pendant 9 années, de 1996 à 2005, puis Directrice des Ressources Humaines et de la Communication à l’ONA de 2006 à 2008 et ensuite Directrice Générale de FC COM et FC Media.

  1. Irène Charnley

PDG de Smile Telecoms Holdings Ltd, Groupe de télécommunications panafricain basé à Maurice, présent au Nigéria, en Tanzanie , en Ouganda , en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud. Smile Telecoms est l’un des plus grands opérateur de réseaux 4G en Afrique.

 Ancienne syndicaliste et femme d’affaires sud-africaine,  Irène Charnley s’est lancée dans le monde des affaires en créant le National Empowerment Consortium (NEC), ensuite elle a été directrice exécutive de Johnnic Holdings qui intégrera le géant des Télécom MTN ou elle devient directrice commerciale.

En 2009 elle a été  présidence de la South African Broadcasting Corporation ( SABC).

  1. Susan M’kandawire Mulikita

Nommée le 14 janvier 2019 directrice générale de liquid Telecom en Zambie ,  première femme CEO d’une entreprise des technologies de l’information et de la communication en Zambie. Juriste polyvalente et très expérimentée en droit des télécommunications et des Tic.

Susan M’kandawire Mulikita est diplômée de l’Université de Zambie, où elle a obtenue un Bachelor en droit et détient également un Master en droit (TIC) de la Buckinghamshire New University (Royaume-Uni). Elle est spécialiste des politiques, lois, réglementations et gestion des télécommunications / TIC.

 Susan  possède plus de 20 ans d’expériences dans le domaine des TIC au plus haut niveau dans le secteur privé et dans les organisations publiques.  Elle a été directrice des Marchés, concurrence et licences, directrice juridique et réglementaire de la Zambia ICT Authority, l’institution publique de réglementation du secteur des télécommunications. Chez Airtel, elle a occupées successivement les postes de directrice de la réglementation en charge du portefeuille juridique et réglementaire, responsable de la gestion de la conformité juridique et réglementaire de l’administration des interconnexions et des tarifs, des contrats et de la gestion des parties prenantes (gouvernement et régulateur).

Abdoulaye JUNIOR BAH

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