La République de Guinée figure désormais parmi les six pays ouest-africains engagés dans la définition d’un cadre commun de gouvernance de l’intelligence artificielle.
Aux côtés du Burkina Faso, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Bénin, elle affirme sa volonté de contribuer activement à l’élaboration d’un cadre africain en faveur d’une IA éthique, inclusive, responsable et respectueuse de la souveraineté numérique des États.
Lors du premier Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, six pays d’Afrique francophone ont présenté une contribution stratégique commune. Portée par NIYEL et l’AUDA-NEPAD, cette initiative a conduit à l’adoption de lignes directrices en faveur d’une intelligence artificielle éthique, inclusive et responsable. L’ambition est claire : permettre aux pays africains de passer du statut de simples consommateurs de technologies à celui d’acteurs capables de concevoir, d’encadrer et de maîtriser leurs propres solutions numériques.
La participation de la République de Guinée à cette initiative traduit sa volonté de renforcer sa souveraineté numérique et de contribuer activement aux débats internationaux sur les technologies émergentes. Le cadre proposé met notamment l’accent sur la protection des droits fondamentaux, la transparence des algorithmes, la maîtrise des données, le contrôle humain des systèmes, la valorisation des compétences locales ainsi que l’inclusion des femmes, des jeunes et des populations vulnérables. Il intègre également les langues locales, la diversité culturelle et les savoirs traditionnels afin de réduire les biais liés aux technologies importées et de favoriser le développement de solutions adaptées aux réalités africaines.
Encadrée de manière responsable, l’intelligence artificielle peut accélérer la transformation de secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et l’administration publique. Elle peut améliorer l’accès aux services essentiels, renforcer la productivité, soutenir la prise de décision et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable.
Présentée à Genève, cette contribution commune vise également à renforcer la représentation de l’Afrique dans les instances internationales de gouvernance de l’intelligence artificielle. Les Nations Unies ont appelé à une action collective urgente afin de garantir une technologie sûre, équitable et inclusive.
À travers cette initiative, la République de Guinée et les cinq autres pays d’Afrique francophone réaffirment leur volonté de promouvoir une intelligence artificielle alignée sur les besoins et les aspirations du continent.
L’enjeu consiste désormais à traduire les lignes directrices adoptées en stratégies nationales, en cadres réglementaires, en programmes de formation et en projets concrets.
Pour la Republique de Guinée, cette dynamique constitue une opportunité de renforcer sa souveraineté numérique, de développer les compétences locales et d’intégrer l’intelligence artificielle dans ses politiques de transformation économique et sociale.
La participation du pays à cette initiative témoigne ainsi de sa volonté de contribuer à l’émergence d’une gouvernance africaine de l’intelligence artificielle, fondée sur l’éthique, l’inclusion, la responsabilité et la coopération internationale.
Admin tic-guinee























