Afrique : des fréquences 4G-LTE d’une valeur de 5 milliards de dollars US

0

capture-decran-2016-10-23-a-22-41-12L’Afrique est assise sur une manne de 5 milliards de dollars US en terme de vente potentielle de fréquences 4G-LTE, titraient des articles en mai 2016, se référant à une annonce dérivée du rapport 2016 « Africa 4G Spectrum Value Report ». Le spectre africain est, métaphoriquement, une corne d’abondance qui a ses limites : ses fréquences sont synonymes de source de bienfaits, source qui n’est hélas pas inépuisable et qui attise les rivalités.
Sylvain Béletre, analyste pour Balancing Act, fait un point sur les annonces publiques des 4 derniers mois.
Après la 2G, la 3G, voici maintenant la 4G LTE : une bénédiction pour l’Afrique ! Les gouvernements veulent valoriser ce trésor national des fréquences 4G qui ouvriront la voie à la numérisation des citoyens du continent, et viendront remplir les caisses des états.
Le rapport de ‘Balancing Act’ sur la 4G en Afrique, a comptabilisé les coût d’achat des fréquences 4G dans 10 pays d’Afrique : le total des transactions affiche déjà 2,8 milliards de dollars US que les opérateurs devront, ou ont déjà en partie déboursé. A ce jour, le même rapport recence 31 pays d’Afrique dans lesquels la 4G a été lancée.
La consommation de données continue de croître de façon explosive ainsi que le nombre d’utilisateurs de réseaux 3G et 4G dans les pays dans lesquels cette technologie d’accès a été lancée. Ce n’est que le début d’une révolution numérique.
En Egypte, septembre 2016, Telecom Egypt annonçait que ses dirigeants envisagent d’acheter plus de spectre. En effet, la licence ne donnerait pas suffisamment de fréquence pour exploiter les services 4G efficacement. Au même moment, la National Telecom Regulatory Authority d’Egypte (NTRA) a annoncé fin septembre que d’autres moyens pour vendre la fréquence 4G sont envisagés : en effet, les trois opérateurs de téléphonie mobile du pays n’auraient pas demandé l’autorisation d’offrir des services 4G à la date limite. La NTRA pourrait recourir à un appel d’offres international, si Orange, Vodafone et Etisalat continuent à faire l’impasse sur la 4G.
De son côté, MTN prévoit de vendre des actions de son unité au Ghana pour sécuriser le spectre local. L’opérateur a dépensé 67,5 M $ pour avoir le droit d’utiliser une partie suffisante du spectre qui peut transporter des données à grande vitesse …
Au Kenya, le gouvernement a abandonné la télévision de transmission analogique en faveur de la technologie de transmission numérique l’année dernière, ce qui libère des fréquences UHF pour une réaffectation de services de télécoms. La Tanzanie est dans la même situation.
Au Nigeria, le pays se prépare à la révolution 4G / LTE.
Mais c’est en Afrique du Sud que les débats sont les plus houleux sur la question du spectre. Depuis quelques années, les opérateurs sont mécontents de l’incapacité du gouvernement à libérer le spectre nécessaire pour permettre de lancer le haut débit internet.
L’Icasa a déclaré en juillet qu’il est prévu de vendre cinq blocs de départ du spectre ce qui modifie les conditions initiales des enchères du spectre.
Le régulateur sud-africain poursuit sa bataille avec le gouvernement sur ce sujet sensible. Certains se plaignent : Le processus d’attribution de nouvelles fréquences en Afrique du Sud serait trop compliqué.
En Ouganda, l’UCC menace de limiter les ventes de spectre. Les fournisseurs d’accès Internet sont divisés sur les licences pour les nouveaux acteurs.
Selon un autre rapport, la technologie spatiale peut connecter le prochain milliard de personnes au web. Whitefi, par exemple, utilise les fréquences de télédiffusion inutilisées ou «espaces blancs» pour proposer des connections internet, comme c’est le cas au Kenya et en Afrique du Sud.

Article précédentUne attaque informatique majeure a paralysé une partie du Web pendant plusieurs heures
Article suivantLa BAD veut créer 25 millions d’emplois pour les jeunes Africains
TIC-GUINEE
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐰𝐰.𝐭𝐢𝐜-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞𝐞.𝐠𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐫é𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝é𝐝𝐢é à 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐧𝐮𝐦é𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥’é𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞. 𝐈𝐥 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭é, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐝𝐞𝐬𝐬𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞, 𝐝é𝐜𝐫𝐲𝐩𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐦𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬, 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭é𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐩é𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬é𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐨𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬. À 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 à 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭é𝐞, 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐰𝐰.𝐭𝐢𝐜-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞𝐞.𝐠𝐧 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐞𝐟𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐧𝐮𝐦é𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 é𝐧𝐞𝐫𝐠é𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞, 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici