Face à la montée des abus sur les réseaux sociaux, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry annonce une réponse judiciaire ferme visant à rétablir l’ordre dans l’espace numérique, sans remettre en cause la liberté d’expression. Les autorités constatent une recrudescence des injures publiques, diffamations, fausses informations et propos attentatoires à la dignité humaine, autant de dérives qui fragilisent la cohésion sociale et la fiabilité de l’information en ligne. Dans un communiqué officiel publier ce mercredi 14 avril, le Parquet général rappelle avec fermeté que les réseaux sociaux ne constituent en aucun cas une zone de non-droit et que toute publication engage la responsabilité de son auteur, au même titre que dans l’espace public traditionnel.
Dans ce contexte, le Parquet rappelle que les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit : toute publication engage la responsabilité de son auteur et peut donner lieu à des sanctions prévues par la loi. En conséquence, une politique pénale plus rigoureuse est désormais appliquée, fondée sur des poursuites systématiques, le renforcement des enquêtes numériques, une coopération accrue avec les opérateurs et plateformes, ainsi que le recours aux mécanismes judiciaires internationaux pour traquer les auteurs, y compris à l’étranger.
Par ailleurs, la responsabilité s’étend aux administrateurs de pages et aux relais de diffusion susceptibles d’être poursuivis pour complicité. Cette évolution traduit une volonté claire de renforcer la sécurité numérique et de responsabiliser l’ensemble des acteurs de l’écosystème digital.
Tout en réaffirmant que la liberté d’expression demeure un droit fondamental, le Parquet insiste sur la nécessité de l’exercer dans le respect de la loi, de l’honneur et de la dignité. Un appel est ainsi lancé aux citoyens, aux médias et aux leaders d’opinion pour un usage responsable des outils numériques, dans un contexte où l’impunité en ligne tend à reculer.
Voici le contenu intégral du communiqué



























