Niger : Fermeture des locaux de l’opérateur de téléphonie mobile Orange

0

La Direction générale des impôts du Niger a ordonné la fermeture des locaux d’Orange Niger à Niamey pour “non-paiement d’impôt”, a annoncé la compagnie de télécoms dans un communiqué transmis à l’AFP vendredi.

La filiale nigérienne de l’entreprise française Orange qualifie de “contestable” un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d’euros) décidé par le fisc nigérien, qui représente “près de 50% (de son) chiffre d’affaires”, et s’étonne de la “brutalité” de cette mesure de fermeture prise jeudi.

“Depuis le démarrage de ses activités en 2008 et jusqu’à date, Orange Niger s’est toujours acquitté de ses obligations fiscales”. “Orange Niger, ainsi que tous les opérateurs concernés par ces redressements, conteste cette décision et a formulé un recours pour lui permettre de défendre ses intérêts en toute sérénité”, explique la société dans son communiqué.

Orange Niger affirme que “la continuité de l’entreprise” est “gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées”.

Forte de “2,4 millions de clients”, Orange Niger compte “532 salariés” et “représente plus de 52.000 emplois directs et indirects au Niger”. “L’impact de ses activités télécoms et sociétales représente 2,89 % du PIB national du pays”, affirme la société dans le communiqué.

Le Niger compte quatre compagnies de télécoms qui se partagent les 7,7 millions d’abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 19 millions d’habitants. Le taux de pénétration de l’internet est de 19%, selon l’Autorité de régulation des télécommunications et de la Poste (ARTP).

En 2017, la suppression par le gouvernement de la taxe sur les appels internationaux qui avait rapporté au fisc nigérien une vingtaine de milliards de francs CFA (environ 30 millions d’euros), avait été fortement critiquée par la société civile et l’opposition politique qui avaient dénoncé “un cadeau fiscal injustifié”.

En octobre dernier le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massoudou, a annoncé le “rétablissement partiel” de cette taxe à partir de 2019, accusant les compagnies de télécoms de n’avoir pas tenu leurs engagements d’améliorer leurs prestations.

Niamey est engagée dans une vaste campagne de recouvrement d’impôts pour améliorer ses recettes, dont une bonne partie sert à financer la lutte contre le terrorisme.

Début octobre, l’ARTP a infligé plus de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) d’amendes aux compagnies présentes au Niger pour ne pas avoir “amélioré” la couverture et la qualité de leurs services

Source : AFP 

Article précédentOuverture à Conakry de la 10ème Session du Conseil des Ministres de l’OMVG
Article suivantBénin : promulgation d’un nouveau cadre tarifaire pour les communications téléphoniques et des données mobiles
TIC-GUINEE
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐰𝐰.𝐭𝐢𝐜-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞𝐞.𝐠𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐫é𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝é𝐝𝐢é à 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐧𝐮𝐦é𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥’é𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞. 𝐈𝐥 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭é, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐝𝐞𝐬𝐬𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞, 𝐝é𝐜𝐫𝐲𝐩𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐦𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬, 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭é𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐩é𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬é𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐨𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬. À 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 à 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭é𝐞, 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐰𝐰.𝐭𝐢𝐜-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞𝐞.𝐠𝐧 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐞𝐟𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐧𝐮𝐦é𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 é𝐧𝐞𝐫𝐠é𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞, 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici